Les 50 motos pour voyager, du trail tout-chemin à la GT conçue pour le duo

Les 50 motos pour voyager, du trail tout-chemin à la GT conçue pour le duo

Une moto de voyage ne se choisit pas uniquement pour sa puissance ou son style. Pour enchaîner une semaine de routes secondaires, traverser l’Europe à deux ou quitter l’asphalte, elle doit surtout limiter la fatigue, protéger du vent, accepter les bagages et rester facile à prendre en main loin de chez soi. Cette sélection de 50 modèles permet d’identifier la catégorie la plus adaptée à votre road trip.

Les 50 motos pour voyager, classées par usage

Il n’existe pas une moto meilleure dans toutes les situations. Le choix dépend de l’itinéraire, du gabarit du pilote, du niveau d’expérience et de la manière de voyager. Les modèles ci-dessous sont regroupés selon leur terrain de prédilection : aventure, route rapide, duo ou voyage tranquille.

Les 50 meilleures motos pour voyager classées par catégorie et usage
Les 50 meilleures motos pour voyager classées par catégorie et usage
Famille Modèles à considérer Atout principal en voyage
Trails aventure BMW R 1300 GS, BMW F 900 GS, Honda Africa Twin CRF1100L, Yamaha Ténéré 700, KTM 890 Adventure, Ducati DesertX, Triumph Tiger 900 Rally, Aprilia Tuareg 660, Suzuki V-Strom 800DE, Husqvarna Norden 901 Route, pistes et revêtements dégradés
Trails routiers Yamaha Tracer 9 GT+, Triumph Tiger 660 Sport, Suzuki V-Strom 1050, Kawasaki Versys 1000, Moto Guzzi V85 TT Travel, CF Moto 800 MT, BMW F 900 XR, Ducati Multistrada V4, Honda NT1100, KTM 1290 Super Adventure Polyvalence, confort et protection
Routières et grand tourisme Honda Gold Wing Tour, BMW R 1300 RT, BMW K 1600 GT, Yamaha FJR1300, Kawasaki 1400 GTR, Indian Roadmaster, Harley-Davidson Road Glide, Harley-Davidson Ultra Limited, Honda Rebel 1100 Touring, Indian Challenger Duo, autoroute et bagagerie intégrée
Sport-GT et routières dynamiques Suzuki GSX-S1000GT, Kawasaki Ninja 1000SX, Yamaha Tracer 7 GT, Triumph Tiger Sport 660, Triumph Tiger Sport 850, BMW S 1000 XR, Ducati Supersport 950, Aprilia RS 660, Honda CBR650R, Kawasaki Z900RS SE Voyage rapide et plaisir dans les virages
Accessibles, légères ou originales Royal Enfield Himalayan 450, Royal Enfield Interceptor 650, Honda NX500, Honda Transalp 750, Kawasaki Versys 650, Suzuki V-Strom 650, Benelli TRK 702, CF Moto 450MT, Yamaha Niken GT, Moto Morini X-Cape 650 Budget, simplicité ou prise en main

Cette liste ne remplace pas un essai. Une moto convaincante sur le papier peut être trop haute, trop lourde à manœuvrer ou insuffisamment protectrice pour votre morphologie. Testez-la si possible avec vos bottes, puis imaginez son comportement avec un passager et des valises pleines.

Choisir la bonne catégorie avant de comparer les équipements

Le trail pour changer d’itinéraire sans changer de moto

Le trail adventure convient au voyageur qui alterne départementales, cols, pistes roulantes et revêtements dégradés. Sa position droite soulage généralement le dos et les poignets, tandis que ses suspensions absorbent mieux les irrégularités. Une Yamaha Ténéré 700, une Honda Africa Twin ou une BMW GS sont pertinentes si la possibilité de quitter la route compte autant que les kilomètres d’autoroute.

Cette polyvalence a toutefois une contrepartie. Les grands trails peuvent devenir intimidants à l’arrêt, surtout avec les valises et le plein de carburant. Pour un pilote débutant, de petite taille ou souvent confronté aux demi-tours en pente, un modèle moins haut et moins massif apporte parfois plus de sérénité qu’un maxi-trail très équipé.

La routière GT pour rouler loin à deux

Pour les longues liaisons, le duo fréquent et les bagages importants, une GT reste une référence. Le carénage enveloppant, la selle généreuse, la place réservée au passager, le régulateur de vitesse et les rangements intégrés améliorent concrètement les étapes. Une Honda Gold Wing Tour, une BMW R 1300 RT ou une Indian Roadmaster privilégient le confort continu plutôt que l’agilité sur chemin.

La sport-GT pour garder le plaisir des virages

Les sport-GT et les trails routiers s’adressent à ceux qui veulent voyager vite sans conduire une machine trop imposante. Une Suzuki GSX-S1000GT, une Kawasaki Ninja 1000SX ou une Yamaha Tracer 9 GT+ associent des moteurs expressifs à une bonne aptitude aux routes sinueuses. Avant l’achat, vérifiez toutefois la protection aérodynamique et la qualité de la selle. Après plusieurs journées de roulage, ces deux points font souvent la différence.

Les critères qui comptent vraiment après 500 kilomètres

Le confort pilote-passager commence par l’ergonomie. Repose-pieds, hauteur et largeur de selle, angle des genoux, cintre et possibilités de réglage doivent correspondre à votre corps. En duo, le passager a besoin d’une assise stable, de poignées faciles à saisir et d’un espace suffisant pour ne pas glisser vers l’avant à chaque freinage.

La protection contre le vent ne dépend pas seulement de la taille de la bulle. Une bulle haute mal réglée peut envoyer des turbulences directement sur le casque. L’objectif est de dévier l’air au-dessus des épaules sans créer trop de bruit. Le carénage, les déflecteurs latéraux et les protège-mains deviennent particulièrement utiles sous la pluie, dans le froid ou lors des longues étapes autoroutières.

L’autonomie réelle dépend du réservoir, mais aussi du vent, du relief, de la charge, de la vitesse et du style de conduite. Une Royal Enfield Himalayan 450 associe un réservoir de 17 litres à une consommation annoncée de 3,5 l/100 km, pour une autonomie indiquée de 400 km. La Moto Guzzi V85 TT Travel dispose d’un réservoir de 23 litres et annonce 340 km d’autonomie. Gardez une marge : sur des routes isolées, il faut planifier les stations autant que l’itinéraire.

La fatigue mérite autant d’attention que la mécanique. Vent sur le casque, épaules crispées, mains engourdies et concentration qui baisse finissent par rendre la conduite moins fluide. Une selle adaptée, des poignées chauffantes, des bouchons d’oreille homologués et des pauses régulières réduisent cet enchaînement. Prévoir un arrêt toutes les 2 heures reste une règle simple et efficace.

Budget, occasion et équipement : regarder au-delà du prix affiché

Sous 10 000 euros, plusieurs motos permettent déjà de voyager sérieusement. La Royal Enfield Himalayan 450 est annoncée à 5 890 euros, la CF Moto 800 MT se situe autour de 9 990 euros et la Triumph Tiger 660 Sport débute à 9 695 euros. Le budget réel inclut aussi la bagagerie, les protections, l’entretien, l’assurance et l’équipement du pilote.

Entre 10 000 et 20 000 euros, le choix s’élargit vers des machines plus puissantes ou mieux équipées. La Moto Guzzi V85 TT Travel est donnée à 15 000 euros avec des valises de 37 et 27,5 litres. La Suzuki GSX-S1000GT débute à 15 199 euros, avec des valises de 36 litres et un écran TFT de 6,5 pouces. Un régulateur, une béquille centrale et une bulle réglable servent souvent davantage au voyage qu’une puissance très élevée.

En occasion, examinez d’abord l’historique d’entretien, l’état des pneus, des freins et du kit chaîne, ainsi que la qualité du montage des accessoires. Une moto déjà équipée de valises peut sembler avantageuse, mais contrôlez les supports, les serrures, l’étanchéité et la largeur finale. Une machine trop large entre deux files ou dans un parking devient vite contraignante.

Préparer la moto et le chargement avant le grand départ

Effectuez la révision suffisamment tôt pour corriger un défaut avant le départ. Contrôlez les pneus, leur pression, les plaquettes et les disques de frein, les niveaux, la batterie, l’éclairage, les connexions électriques et la transmission par chaîne ou courroie. Pour un itinéraire long ou isolé, emportez un kit de réparation basique, de quoi gérer une crevaison et les outils adaptés aux interventions simples.

Chargez bas et près du centre de la moto. Les objets lourds vont au fond des valises latérales ; le top-case accueille plutôt les affaires légères et accessibles. Réglez ensuite la précharge des suspensions selon la charge. Une moto qui s’affaisse à l’arrière éclaire moins bien, élargit sa trajectoire et devient moins stable. Faites un essai avec les bagages, notamment à basse vitesse et au freinage.

Adaptez enfin la monture à votre voyage plutôt que l’inverse. Une Gold Wing Tour favorisera le duo sur route, une Ténéré 700 donnera envie de suivre une piste, tandis qu’une V-Strom, une Tracer ou une Tiger Sport pourront relier ces deux usages. La meilleure moto est celle qui vous laisse encore envie de repartir le lendemain.

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